Visagraphie®
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Graphèmes

Les graphèmes sont les formes de base de la visagraphie®. Ils sont peu nombreux, simples et stables : avec quinze graphèmes ont été écrits les plus de deux mille idéogrammes du corpus. Chacun évoque une partie du corps, une configuration de la main ou un trait du mouvement du signe, et combinés dans un idéogramme, ils décrivent le signe entier.

Les quinze graphèmes

Visage
01 Visage
Épaules
02 Épaules
Main
03 Main
Paume
04 Paume
Bâton
05 Bâton
Poing
06 Poing
Lune
07 Lune
Doigt
08 Doigt
Ligne
09 Ligne
Courbe
10 Courbe
Cercle
11 Cercle
Point
12 Point
Croix
Por
Plus
Más
Astérisque
15 Astérisque
GraphèmeCe qu’il évoque généralement
VisageLe visage : le signe se produit près du visage ou l’expression faciale compte.
ÉpaulesLe tronc et les épaules : l’espace neutre devant le corps.
Main, Paume, Poing, DoigtConfigurations de la main : main ouverte, paume orientée, poing fermé, un doigt tendu.
BâtonUn bras ou un trait allongé ; tenir ou s’appuyer.
Lune, Courbe, LigneTrajectoires du mouvement : un large arc, une courte courbe, un déplacement rectiligne.
Cercle, PointUn mouvement circulaire ou un lieu ; un point de contact ou d’arrêt.
Croix, Plus, AstérisqueModificateurs : croisement ou contact, addition ou répétition, vibration ou répétition rapide.

Le nom de chaque graphème commence par un numéro à deux chiffres (01 Cara, 08 Dedo). Ce numéro est la touche avec laquelle on choisit le graphème sur les claviers natifs et l’ordre dans lequel ils apparaissent dans les palettes. De plus, chaque graphème peut avoir un nom localisé par langue (Cara, Face, Visage, Rosto) qui est celui qu’affichent les palettes et les infobulles.

Comment un graphème est défini

Un graphème est un dessin vectoriel : un ou plusieurs objets (polygones), chacun avec ses sommets et des segments qui peuvent être droits ou des courbes de Bézier. Chaque objet a :

PropriétéSignification
nomUne étiquette pour le reconnaître dans la liste des objets (cercle 1, trait 2).
x, ySa position sur le canevas.
échelle x, échelle ySa taille ; une échelle négative le reflète.
rotationSon angle.
épaisseurL’épaisseur du trait, en unités de police.
pleinAvec une épaisseur 0, l’objet est dessiné comme une figure pleine au lieu d’un trait.

Les objets se créent à partir de primitives (ligne, cercle, ellipse, carré, rectangle, triangle, losange, polygone libre) et s’affinent en déplaçant sommets et points de contrôle. Tout cela se fait dans l’éditeur de graphèmes.

Les graphèmes sont partagés

Les graphèmes appartiennent à la collection, pas à une localisation : les mêmes quinze graphèmes servent aux idéogrammes en es_CO, en_US ou toute autre localisation de la collection. Et comme chaque idéogramme référence le graphème au lieu de le copier :

Les graphèmes sur les claviers

En plus de servir à dessiner, les graphèmes sont un moyen de chercher. Qui connaît le signe mais ne se souvient pas de la glose peut désigner les graphèmes qui le composent : les claviers montrent les signes dont la composition contient ces graphèmes, les plus proches d’abord. Le filtre est un multi-ensemble : on peut demander deux fois le même graphème pour trouver les signes qui l’utilisent deux fois. Les graphèmes qui ne peuvent plus mener à aucun signe sont grisés.

Pour pouvoir dessiner la palette hors ligne, la police de chaque localisation inclut un glyphe par graphème dans la zone à usage privé (à partir de U+F800). Ce sont des glyphes d’affichage : ils ne s’écrivent jamais dans un texte.

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