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Éditeur d’idéogrammes

L’éditeur d’idéogrammes compose un idéogramme en plaçant des graphèmes sur la page du glyphe. Il s’ouvre d’un clic sur un idéogramme de l’explorateur et occupe un onglet par idéogramme.

L’éditeur d’idéogrammes avec la page du glyphe et une référence sélectionnée.
L’éditeur d’idéogrammes avec la page du glyphe et une référence sélectionnée.

Parties de l’éditeur

  1. Barre d’outils (en haut) : annuler/rétablir, grille et son pas, cadres de percentile, page du glyphe, Créer une version, Créer un instantané, le sélecteur de version et le badge ACTIVE. Décrite dans la barre d’outils.
  2. Canevas : la zone de dessin avec la grille, les guides de l’origine et, si affichés, la page et les cadres.
  3. Panneau de propriétés (en haut à gauche) : le nom de l’idéogramme, les boutons ✎ Renommer et ⧉ Cloner, et trois boîtes commutables : Idéogramme (propriétés), Historique (versions et instantanés) et Noms localisés.
  4. Boîte de graphèmes (flottante) : un bouton par graphème de la collection.
  5. Barre de zoom (en bas à droite) : les coordonnées du pointeur, −, le curseur, +, cadrer la page, ajuster à la vue et le pourcentage.

Le canevas et ses coordonnées

Le canevas se mesure en unités de police : l’origine (0, 0) est l’origine de la police, c’est-à-dire le point de la ligne de base au bord gauche du glyphe ; X croît vers la droite et Y croît vers le haut, comme dans une police et comme en mathématiques. Les coordonnées du pointeur s’affichent en direct au début de la barre de zoom.

Deux guides fins croisent toujours l’origine : l’horizontal est la ligne de base et le vertical le bord gauche du glyphe. Par règle de la collection, tout idéogramme commence à x = 0 : son point le plus à gauche touche le guide vertical.

La page du glyphe

La page du glyphe avec des cadres de percentile à 50 %.
La page du glyphe avec des cadres de percentile à 50 %.

Le bouton de page de la barre (icône d’une feuille avec ombre) dessine la page du glyphe : un carré de 1 000 × 1 000 unités, le cadratin de la police, dont le coin inférieur gauche est 200 unités sous l’origine. La page va donc de −200 à 800 en vertical : 80 % au-dessus de la ligne de base et 20 % de descendante. Elle est dessinée comme une feuille avec ombre, sous l’idéogramme. Ce que vous dessinez à l’intérieur occupera exactement le corps du texte quand la police sera utilisée ; ce qui dépasse empiétera sur les caractères ou les lignes voisines. Création de polices explique pourquoi c’est ce qui compte le plus en composant.

Le bouton cadrer la page de la barre de zoom centre la vue sur la page entière. La préférence d’afficher ou non la page est mémorisée dans le navigateur.

La grille

Le bouton ⌗ affiche ou masque la grille et le champ numérique voisin fixe son pas (minimum 5, par pas de 5, 50 par défaut). La grille est ancrée à l’origine et ne se déplace jamais avec les objets. Elle sert à l’alignement : en déplaçant avec Maj, en glissant le centre de rotation avec Maj, avec les flèches Maj+←→↑↓ et avec l’option Aligner sur la grille du menu contextuel.

Cadres de percentile

La liste déroulante des percentiles.
La liste déroulante des percentiles.

Le bouton ▣ active les cadres de percentile et affiche à côté une liste déroulante avec des cases pour 10, 25, 50, 75, 90, 95, 99 et 100 %, chaque percentile ayant sa couleur. Le cadre des P % est le plus petit rectangle dans lequel tiennent les P % d’idéogrammes les plus petits de la localisation (classés par aire) : celui des 50 % dit où tient la moitié la plus petite de la collection, celui des 100 % la collection entière. Ils sont dessinés comme quatre lignes pointillées traversant toute la vue, avec une étiquette « P % · n/N » près du coin supérieur gauche et les coordonnées des coins inférieur gauche et supérieur droit.

Ce sont les repères pour composer à la taille habituelle : un idéogramme nouveau qui tient dans le cadre des 50 % ou des 75 % paraîtra proportionné à côté des autres dans un texte. Les cadres sont calculés sur le serveur à partir des versions actives et ne sont recalculés que quand quelque chose change. Les percentiles choisis sont mémorisés dans le navigateur.

Zoom et déplacement

ActionComment
Zoom avant / arrièreMolette sur le canevas (centrée sur le pointeur), les boutons − / + ou le curseur (de 50 % à 570 % du cadrage).
Ajuster à la vue⤢ : cadre l’idéogramme aussi grand que le panneau le permet, avec une petite marge (8 %) de chaque côté. C’est aussi la vue initiale à l’ouverture : la page occupe la largeur ou la hauteur disponible sans toucher le bord.
Cadrer la pageLe bouton de page de la barre de zoom (seulement avec la page visible), avec la même marge.
DéplacerGlisser le fond avec Ctrl enfoncé, ou avec le bouton du milieu de la souris.

La boîte de graphèmes

La boîte de graphèmes.
La boîte de graphèmes.

La boîte flottante Graphèmes montre un bouton par graphème de la collection, par ordre de nom, avec son nom localisé au survol. Un clic ajoute une référence au graphème au centre de la vue, à l’échelle 0,4, et la laisse sélectionnée pour la placer. La boîte se déplace par son titre et sa position est enregistrée dans le compte. Elle n’apparaît que si vous pouvez modifier.

Sélectionner

ActionEffet
Clic sur un graphèmeLe sélectionne (et lui seul).
Maj + clicAjoute ou retire le graphème de la sélection.
Glisser sur le fondSélection par cadre : sont sélectionnés les graphèmes qui tombent entièrement dans le rectangle.
Clic sur le fondDésélectionne.
Liste Objets du panneauChoisit un graphème par son numéro et son nom ; avec plusieurs sélectionnés, affiche « n objets sélectionnés ».

Avec un graphème sélectionné, le gizmo apparaît et le panneau montre ses propriétés ; avec plusieurs, chacun reçoit un cadre et le panneau propose de refléter et de tout retirer.

Le gizmo

Le gizmo autour d’une référence sélectionnée.
Le gizmo autour d’une référence sélectionnée.

Le gizmo est le manipulateur qui entoure l’objet sélectionné, dessiné dans le repère propre de l’objet (tourné avec lui) :

PoignéeAction
Corps du graphèmeGlisser déplace. Avec Maj, le premier objet s’aligne sur la grille et les autres gardent leur distance.
Poignées de bord (flèches au milieu de chaque côté)Redimensionnent sur un seul axe.
Poignées d’angle (carrés)Redimensionnent uniformément (même proportion).
Poignée de rotation (cercle au-dessus du bord supérieur)Tourne autour du centre de rotation. Avec Maj, par pas de 15° ; sans, en degrés entiers.
Centre de rotation (croix dans un cercle)Glisser le déplace (avec Maj il s’aligne sur la grille) ; double-clic le ramène à l’origine de l’objet. Il n’est enregistré que s’il a été déplacé.

Les poignées gardent leur taille à l’écran quel que soit le zoom. Toute manipulation est un seul pas d’annulation.

Refléter

Refléter horizontalement / verticalement reflètent chaque graphème par rapport à la ligne verticale ou horizontale passant par son centre de rotation (le pivot, ou la position s’il n’a jamais été déplacé). Un graphème référencé n’a pas de nœuds propres : sa réflexion s’exprime par le signe de l’échelle sur cet axe (la convention du programme d’origine), avec la rotation inversée et la position reflétée ; les valeurs absolues de l’échelle ne changent pas. Avec plusieurs objets sélectionnés, chacun est reflété par rapport à son propre centre, qui ne bouge pas.

Copier, couper et coller

Les graphèmes sélectionnés se copient avec Ctrl+C (ou Copier dans le menu Édition ou le menu contextuel), se coupent avec Ctrl+X et se collent avec Ctrl+V. Ce qui est collé apparaît décalé d’un pas de grille vers le haut et la droite de l’original (chaque collage suivant du même contenu, un pas de plus) et reste sélectionné, prêt à être déplacé. Le presse-papiers est partagé par tous les onglets ouverts : on copie dans un idéogramme et on colle dans un autre.

Clavier

Avec un ou plusieurs graphèmes sélectionnés (et le focus hors d’un champ de texte) :

ToucheEffet
← → ↑ ↓Déplace d’1 unité dans cette direction (Y vers le haut).
Maj + flècheDéplace jusqu’à la ligne de grille suivante.
Suppr ou RetourRetire les graphèmes sélectionnés.
Ctrl+Z / Ctrl+YAnnuler / rétablir (aussi Ctrl+Maj+Z).
Ctrl+SCréer une version.

Les raccourcis n’agissent que sur l’onglet visible.

Le menu contextuel

Le menu contextuel d’un graphème.
Le menu contextuel d’un graphème.

Le bouton droit sur un graphème ouvre le menu contextuel. Si le graphème fait partie de la sélection, il agit sur toute la sélection ; sinon, sur lui seul.

OptionEffet
↗ Ouvrir le graphèmeOuvre le graphème dans son propre éditeur, dans la version qu’utilise cet idéogramme (voir ouvrir un graphème depuis l’idéogramme). C’est la seule entrée du menu quand vous ne pouvez que consulter la collection.
SélectionnerSélectionne seulement ce graphème.
Aligner sur la grilleDéplace l’objet à l’intersection de grille la plus proche.
Refléter horizontalement / Refléter verticalementInverse le signe de l’échelle X ou Y : le graphème apparaît reflété par rapport à son propre axe (la sémantique du programme d’origine).
Tourner de 90° horaire / antihoraireAjoute ∓90° à la rotation.
DupliquerCrée une copie décalée (58 unités à droite et en bas) et la sélectionne.
SupprimerRetire le graphème (annulable).

Le panneau de propriétés

La boîte Idéogramme du panneau avec une référence sélectionnée.
La boîte Idéogramme du panneau avec une référence sélectionnée.

Le panneau a un petit rail à trois boutons ; un clic ouvre sa boîte et un autre clic la replie. L’en-tête montre toujours le nom de l’idéogramme et son type, avec :

Ouvrir un graphème depuis l’idéogramme

Quand un graphème ne s’intègre pas bien dans l’idéogramme, la correction est souvent dans le graphème lui-même. ↗ Ouvrir le graphème (dans le menu contextuel ou sous la liste Objets) ouvre le graphème dans un onglet de l’éditeur de graphèmes, et le fait dans la version qu’utilise cet idéogramme :

De retour sur l’onglet de l’idéogramme, le graphème montre les changements que vous avez enregistrés, parce que l’idéogramme dessine toujours l’état courant de chaque graphème. La version active du graphème ne change pas du fait de l’ouvrir : ce que voient les polices et les exportations reste ce qui a été promu.

Boîte Idéogramme

ChampDétail
x, yPosition, en unités de police (entiers).
échelle x, échelle yÉchelle ; doit être supérieure à 0 (une valeur invalide est ignorée). Les boutons ⇋ / ⇵ reflètent sur cet axe.
rotationDegrés.
épaisseur ×Multiplie l’épaisseur de trait de tout le graphème (1 par défaut ; supérieur à 0). Les figures pleines sont épaissies géométriquement.
versionactive (par défaut) ou une version précise du graphème (v1, v2… l’active étant marquée). Avec une version épinglée, cet idéogramme ne change pas quand une autre version du graphème est promue.
centre de rotation (x, y)N’apparaît que s’il a été déplacé ; réinitialiser le ramène à l’origine.
Retirer le graphèmeRetire la référence.

Boîte Historique

Les versions et les instantanés de l’idéogramme ; décrits dans Versions et instantanés.

Boîte Noms localisés

La boîte Noms localisés.
La boîte Noms localisés.

Un champ par localisation de la collection : le nom sous lequel l’élément s’affichera dans cette langue. Vide, c’est le nom de l’élément qui est utilisé. C’est une donnée de l’élément, pas de la géométrie : elle ne fait partie ni des versions ni des instantanés et s’enregistre avec le bouton Enregistrer ou avec Entrée. C’est surtout utile pour les graphèmes, dont les noms localisés apparaissent dans les boîtes d’outils, dans les palettes des claviers et dans les infobulles.

La barre d’outils

La barre d’outils de l’éditeur.
La barre d’outils de l’éditeur.
CommandeDétail
↶ ↷Annuler et rétablir le document actif.
⌗ et le champ numériqueGrille et pas.
▣ et la liste des percentilesCadres de percentile (idéogrammes seulement).
Bouton de pagePage du glyphe (idéogrammes seulement).
Créer une versionFige l’état actuel comme nouvelle version ; voir versions.
◎ Créer un instantanéEnregistre un instantané manuel ; voir instantanés.
v3 ▾Le sélecteur de version : la version que vous modifiez ; déroulé, la liste avec l’active et les dépréciées marquées ; en choisir une autre la restaure dans l’éditeur.
ACTIVE / ACTIVE v1Indique que vous modifiez la version active ou, sinon, laquelle est active.

La barre d’état informe de l’enregistrement : enregistré, non enregistré…, enregistrement…, enregistré automatiquement (une copie de travail existe sur le serveur) ou échec de l’enregistrement, et combien d’onglets ont des modifications non envoyées.

Bonnes pratiques de composition